Après un détour par le blockbuster (Spectre, 1917), Sam Mendes retrouve les chemins de son genre de prédilection : le drame intime. Entouré d’une troupe d’acteurs de talent (Olivia Colman, Micheal Ward, Toby Jones, Colin Firth…), il nous révèle le pouvoir réparateur de la salle de cinéma.

Marchant dans les pas de Quentin Tarantino (Once Upon a Time in Hollywood, 2019), Paul Thomas Anderson (Licorice Pizza, 2022), et plus récemment Damien Chazelle (Babylon) ou Steven Spielberg (The Fabelmans), le réalisateur Sam Mendes livre à son tour à l’écran une réflexion sur son rapport nostalgique au cinéma. Bien au-delà d’un film sur le cinéma en lui-même, Empire of Light s’apparente plutôt à une célébration de la magie propre à la salle. Un lieu de découvertes, de rencontres et d’épiphanies chargées en émotion.

À travers le boulversant personnage d’Hillary (Olivia Colman, époustouflante), manager d’un petit cinéma niché sur la côte anglaise des années 1980, Sam Mendes brosse le portrait émouvant d’un lieu, tout en rendant hommage à celles et ceux dont le savoir-faire permet au public de s’évader devant cet écran de lumière.

VERS LA LUMIÈRE…

Chaque matin, Hillary allume, une à une, les lumières de l’Empire. Sans elle et son esprit consciencieux, le cinéma ne fonctionnerait pas, du moins pas aussi efficacement. Elle confiera à son médecin qu’être la colonne vertébrale de l’établissement ne l’empêche pas de se sentir "éteinte". Employée modèle vampirisée par les avances d’un patron bien trop entreprenant et par une santé mentale fragile, Hillary n’a encore jamais osé faire l’expérience du frisson procuré par l’alliance du fauteuil de velours rouge et du grand écran. C’est à travers ce personnage clé que Sam Mendes rend palpable son rapport au cinéma.

Quand The Fabelmans s’attache à raconter la naissance d’une vocation, Empire of Light cherche plutôt à mettre en avant les hommes et femmes responsables de la création d’un lien unique entre le public et les films. Au sein de l’Empire, ce sont plusieurs petites mains qui s’affairent pour assurer aux spectateurs de passer le moment le plus inoubliable possible. Stephen, notamment (Micheal Ward, sensationnel), aspirant architecte tout juste engagé en tant qu’ouvreur, dont la présence va permettre à Hillary d’enfin comprendre les émotions que peuvent procurer le visionnage d’un film sur grand écran.

… JUSQU’À L’ÉCRAN

Au milieu des ouvreurs et des guichetiers, dont Sam Mendes dépeint avec tendresse la cohésion sans faille, et les rapports presque fraternels, un autre personnage revêt une importance toute particulière. Perché dans les hauteurs de l’Empire, confiné dans son étroite cabine, Norman (Toby Jones, touchant), l’érudit projectionniste, manipule avec passion la pellicule et la lumière.

Qu’est-ce que le cinéma, sinon un faisceau lumineux qui projette 24 images par seconde sur un écran géant ? Pour Stephen comme pour Norman, ce simple faisceau détient pourtant un pouvoir irremplaçable : celui de permet tre au public d’échapper, le temps d’un film, à la réalité. "Le cinéma crée l’illusion du mouvement, l’illusion de vie", nous dit le projectionniste. C’est de cette illusion qu’est née sa vocation, et le récit de celle-ci donne lieu à l’une des plus belles scènes du film. Toujours au coeur de sa cabine noire, qu’il ne quitte que rarement, Norman apprend au jeune ouvreur à préparer les bobines et à faire fonctionner le projecteur. En pleine lumière, Stephen découvre alors que les vrais passionnés ont un devoir de transmission. Aussi, lorsqu’il enjoint Hillary à finalement s’autoriser à lâcher prise pour découvrir un film dans la grande salle de l’Empire, l’émotion qui la gagne nous bouleverse. Cette illusion de vie, c’est aussi celle qui permet à tant d’autres personnes de vivre la leur pleinement.

Cet article est issu du Mag by UGC.

Empire of Light, à découvrir dès maintenant dans nos cinémas. Ce film a reçu le label UGC M.

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