Hector Castells-Matutano à l’UGC Ciné Cité Vélizy

L'engagement d'UGC pour la culture et les artistes est inscrit dans son identité. Le cinéma s'alimente de tous les arts qu'il influence à son tour. Les salles constituent de véritables écrins de la création pour accompagner l'expérience immersive tout à la fois collective et intime des spectateurs. Suite à une première commande en façade de l'UGC Gobelins, Hector Castells-Matutano est à nouveau invité par UGC à revisiter et faire voyager ses œuvres sur l'immense écran au-dessus de l'entrée du cinéma UGC Ciné Cité Vélizy.
 
Hector Castells-Matutano Hector Castells-Matutano

Hector Castells-Matutano dans son atelier © Eddy Brière

 
L'artiste annonce la couleur en concevant un signal poétique à la frontière du cinéma et du centre commercial. Il relèvera le défi de cohabiter avec des dizaines d'enseignes et de panneaux publicitaires tout en initiant une expérience visuelle et émotionnelle dès les abords du cinéma, tant pour le spectateur que pour le flâneur. Il ouvre ainsi les portes d'une architecture faite de volumes fragmentés et de circulations en balcons révélant une faille spectaculaire d'où surgit une œuvre monumentale de Claude Lévêque. Prémices à cette œuvre, les halos et les vibrations de l'œuvre de Castells-Matutano offrent un moment de méditation, de suspension ou d'errance intérieure. 
 
« Je souhaite faire des films qui sont des sculptures. En dissolvant les frontières et en travaillant contre toute catégorisation, je construis mon travail sur le principe de la cohabitation. », précise Hector Castells-Matutano.
 

À propos d'Hector Castells-Matutano
Hector Castells-Matutano (né à Barcelone en 1978) fait partie de ces artistes qui dédient la totalité de leur existence à leur œuvre. Après avoir étudié la sculpture au prestigieux Royal College of Art de Londres, il se tourne vers sa passion initiale : les procédés cinématographiques. Il passe la plupart de son temps à sculpter la lumière et l'image - à défaut de sculpter la matière - dans des chambres obscures où les odeurs de produits chimiques conjugués à des flashes de lumière donnent vie, après plusieurs journées de travail, à quelques secondes de film. Pour construire ces formes abstraites, vibrantes et délicates, il utilise des images fixes comme des diapositives collectées dans des vides greniers ou de la lumière en mouvement… capturée sur les Champs-Elysées ! Grâce à des procédés optiques inventés par ses soins, l'artiste isole formes et couleurs à l'aide de masques puis les met en mouvement, telle une danse prenant vie sur des kilomètres de bobines.