QUEL FILM VOIR SEUL AU CINÉMA ? NOTRE SÉLECTION PLUTÔT SOLO
Vous voulez aller au cinéma seul et bien choisir votre film ? Voici les sorties du mois qui se savourent le mieux en solo dans les cinémas UGC. Pour chaque titre : l’histoire, le casting, la date de sortie et ce que la séance a de meilleur sans personne à côté.
Quels films voir en solo en ce moment ?
BUTTERFLY JAM
BUTTERFLY JAM de Kantemir Balagov, avec Barry Keoghan, Riley Keough et Harry Melling. En salle le 7 octobre 2026. Drame, auteur.
Le pitch. Dans le New Jersey, un adolescent de 16 ans surnommé « Pyteh » partage son temps entre le tapis de lutte et les coups de main donnés à sa famille pour tenter de sauver leur petit restaurant au bord de la faillite. Mais une décision impulsive de son père va venir bouleverser ce quotidien.
Pourquoi y aller. La critique l’avait validé, à travers les intenses TESNOTA et UNE GRANDE FILLE. Aujourd’hui, son pays est en guerre et le prodige russe Kantemir Balagov l’a déserté. Dans son troisième long-métrage formellement magnifique, il réussit à donner une humanité rare à la diaspora circassienne du Caucase, dispersée aux États-Unis, et à ses marginaux. L’esprit du cinéma Nouvel Hollywood à jamais le pays d’accueil des dissidents ?
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QUELQUES JOURS À NAGI
QUELQUES JOURS À NAGI de Kôji Fukada, avec Takako Matsu, Shizuka Ishibashi et Kenichi Matsuyama. En salle le 7 octobre 2026. Drame.
Le pitch. L’architecte divorcée, Yuri, rend visite à son ancienne belle-sœur Yoriko, sculptrice installée dans le village de Nagi. Une fois acclimatée à ce lieu hors du temps et des traumas de la vie moderne, Yuri va accepter de servir de modèle à l’artiste.
Pourquoi y aller. Une ombre plane sur ce long-métrage à la délicatesse infinie : celle du maître Éric Rohmer, dont les meilleurs contes moraux sont ici convoqués. Dans le dernier long-métrage du prolifique Kôji Fukada, il est question du désir sous toutes ses formes, d’ambiguïté sentimentale entre une artiste et son modèle, mais aussi de famille choisie plutôt que subie. Et la douceur y infuse de fort jolie manière.
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MINOTAURE
MINOTAURE d’Andreï Zviaguintsev, avec Dmitriy Mazurov, Iris Lebedeva et Boris Kudrin. En salle le 14 octobre 2026. Drame, auteur. Label UGC AIME.
Le pitch. Russie, 2022, l’année de la bascule. Gleb, chef d’entreprise prospère, vit avec son épouse Galina et leur fils dans une ville de province. Le monde actuel et les guerres sans raison vont révéler les blessures profondes de cette famille pas si parfaite. Parfois, une vie feutrée peut basculer dans la violence.
Pourquoi y aller. Avec son remake du chef-d’œuvre de perversité de Claude Chabrol, LA FEMME INFIDÈLE (1969), le grand formaliste russe en exil Andreï Zviaguintsev a réussi son pari : transformer le drame bourgeois en chef-d’œuvre crépusculaire rattrapé par le tragique de l’histoire. En lice pour les prochains oscars, MINOTAURE ne représentera pas son pays d’origine. Raison : les autorités russes y ont vu « un film sous influence étrangère ».
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LA GRADIVA
LA GRADIVA de Marine Atlan, avec Antonia Buresi, Colas Quignard et Suzanne Gerin. En salle le 21 octobre 2026. Drame, auteur. Label UGC DÉCOUVRE.
Le pitch. En voyage scolaire à Naples, un groupe de lycéens français va découvrir les ruines de la cité de Pompéi et ses corps pétrifiés par le Vésuve. Sur place, ce qui ne devait être qu’une plongée dans l’histoire et ses beautés au présent et au passé, va vite se révéler un vertige existentiel où les émotions liées à l’âge des possibles se confrontent.
Pourquoi y aller. Ce film sait restituer la complexité de la jeunesse, les vestiges de Naples, et faire de toute cette humanité en éruption une œuvre d’art en prise directe avec l’école néoréaliste – de Rossellini à Kechiche. Retenez bien le nom de la réalisatrice Marine Atlan. Son premier long-métrage est la promesse d’une jeunesse éternelle pour le cinéma d’auteur français.
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UNE FEMME AUJOURD’HUI
UNE FEMME AUJOURD’HUI de Robert Guédiguian, avec Marilou Aussilloux, Ariane Ascaride et Jean-Pierre Darroussin. En salle le 21 octobre 2026. Drame, auteur.
Le pitch. Juliette, 30 ans, a tout pour vivre épanouie : un poste prestigieux dans la finance, une splendide maison, pas mal de voyages, des amants de passage et… une trottinette électrique. Lorsqu’elle est agressée par un collègue, son monde s’écroule. Elle va emprunter un nouveau chemin pour redonner un sens à sa vie.
Pourquoi y aller. La famille qui s’est agrégée autour du cinéma humaniste de Robert « Droit au but » Guédiguian compte désormais une fille prodige en la personne de la comédienne Marilou Aussilloux, déjà à l’affiche de LA PIE VOLEUSE (2024). En quelques scènes sur le fil, elle donne sa vérité sociologique (et sa vulnérabilité) à son personnage de jeune femme émancipée, brisée, puis réinventée loin du bruit et de la fureur de l’époque.
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MARIE MADELEINE
MARIE MADELEINE de Gessica Généus, avec Gessica Généus, Béonard Monteau et Edouard Baptiste. En salle le 21 octobre 2026. Drame, auteur.
Le pitch. À Jacmel, sur l’île d’Haïti, Marie Madeleine vit sa condition de femme prostituée, sans se soucier ni du regard des autres ni des règles qu’impose l’Église. Son chemin va croiser celui de Joseph, un jeune évangéliste dont la foi vacille. Marie Madeleine l’entraîne alors sur une route existentielle où tout peut être réinventé.
Pourquoi y aller. C’est rare un long-métrage dans lequel se mélangent le biblique et le charnel, le chaos social et la rêverie, la nuit noire et les couleurs flashy. Le miracle est un film mis en scène et interprété, par Gessica Généus, réalisatrice cherchant à « représenter au cinéma les paradoxes d’Haïti ». Reçu au Festival de Cannes (Un Certain Regard), comme un des objets filmiques les plus hypnotiques qui soient, il faut le voir pour le croire.
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MOULIN
MOULIN de László Nemes, avec Gilles Lellouche, Lars Eidinger et Louise Bourgoin. En salle le 28 octobre 2026. Drame, auteur. Label UGC AIME.
Le pitch. Juin 1943, le chef de la Résistance Jean Moulin est arrêté à Caluire alors qu’il tente de réunifier les forces de l’Armée secrète. Alors que l’avenir de la France libre se trouve en suspens, il va être interrogé, torturé et manipulé psychologiquement par le chef de la Gestapo à Lyon, un dénommé Klaus Barbie.
Pourquoi y aller. Pour faire ressentir le caractère étouffant et toute la violence de l’affrontement entre Jean Moulin et Klaus Barbie, le temps d’un long interrogatoire à l’issue tragique, le dispositif immersif employé par le réalisateur hongrois László Nemes (LE FILS DE SAUL) se révèle stupéfiant d’efficacité. L’expérience de cinéma la plus physique de 2026.
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