El buen patrón est le huitième film du réalisateur espagnol Fernando León de Aranoa. Avec cette tragicomédie grinçante sur le capitalisme, il retrouve l'acteur Javier Bardem, avec qui il avait tourné son dernier film : Escobar (un biopic sur la figure du narcotrafiquant Pablo Escobar). Le film a récolté au total six récompenses aux Goyas (considérés comme les Oscars du cinéma espagnol) dont celles du meilleur réalisateur, du meilleur acteur (Javier Bardem) et du meilleur scénario. C'est la seconde fois que Fernando León de Aranoa remporte le Goya du meilleur film, après "Los lunes al sol" ("Les lundis au soleil") en 2002.

Le réalisateur nous donne sa vision de Juan Blanco, son "bon patron" : "habile, charmant et manipulateur, Blanco est le marionnettiste qui tire les ficelles de tout ce spectacle. Son entreprise produit des balances industrielles, mais le vieux modèle à deux plateaux qui se trouve à l'entrée principale de l'usine est détraqué et Blanco n’a aucun scrupule à en truquer l’équilibre. La balance est une métaphore universelle de la justice... Blanco est un personnage charismatique qui s'implique sans vergogne dans la vie personnelle de ses employés pour améliorer la productivité de l'entreprise, franchissant toutes les lignes éthiques, et sans possibilité de retour".

Fernando León de Aranoa détaille ses volontés de mise en scène, et son travail sur l'alignement entre l'esthétique et les sentiments que traverse Juan Blanco : "Visuellement, El Buen Patrón cherche une forme de réalisme, sans tourner le dos à une image sophistiquée. La lumière du chef-opérateur Pau Esteve dépeint avec élégance ce décor froid et industriel qui souligne a contrario la chaleur des personnages et de leurs conflits. Le langage de la caméra, symétrique, horizontal et harmonieux au début, est le reflet de l'équilibre parfait que Blanco a atteint dans sa vie personnelle et dans son usine. Mais l’écriture devient dynamique et plus instable au fur et à mesure que le film progresse. Le vertige de la caméra portée remplace peu à peu l'horizontalité des premières images, en accompagnant la dérive de notre personnage.".

Javier Bardem raconte sa relation avec le réalisateur, Fernando León de Aranoa : "Nous nous connaissons depuis 20 ans, nous sommes amis, nous avons grandi ensemble, nous nous voyons et nous parlons souvent, je l'admire beaucoup en tant que personne, en tant que cinéaste, en tant que père, en tant que partenaire, en tant que compagnon.  Lorsqu'il m'a proposé le film, notre dernière collaboration remontait à Escobar, un tournage compliqué, hors de toute zone de confort, tant la sienne que la mienne, un travail très exigeant réalisé en un temps très condensé, mais un film dont lui, Penélope et moi sommes très fiers. Le projet de El Buen Patrón nous permettait de revenir à des expériences plus proches de nous, de notre ville, et cela m’excitait beaucoup. ".

L'acteur espagnol se confie aussi sur le registre particulièrement comique du film, qui n'est pas dans ses habitudes : "Non, je ne me sens pas à l'aise dans quoi que ce soit. Je trouve tout très difficile, mais à la fin, c'est le texte qui compte. Quand la scène est bien écrite, quand l'humour vient de la situation elle-même, alors c'est facile. Quand il n'y a pas eu un bon travail au préalable, mais seulement l'intention de faire rire les gens, il faut un talent comique que je ne pense pas avoir. Mais quand la chose est bien écrite, qu'il y a une situation qui est déjà ironique et comique en soi, alors ça marche !".

Synopsis : Un ex-employé viré qui proteste bruyamment et campe devant l’usine… Un contremaître qui met en danger la production parce que sa femme le trompe… Une stagiaire irrésistible… A la veille de recevoir un prix censé honorer son entreprise, Juan Blanco, héritier de l’ancestrale fabrique familiale de balances, doit d’urgence sauver la boîte. Il s’y attelle, à sa manière, paternaliste et autoritaire : en bon patron ?

El buen patrón de Fernando León de Aranoa avec Óscar de la Fuente, Javier Bardem, Manolo Solo, Almudena Amor.. Un film labellisé UGC M, dès maintenant dans nos cinémas.

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UGC M
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